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Les centres de tri Élise

Les centres de tri Élise sont spécialisés dans la collecte et le recyclage de déchets de bureau incluant papiers, canettes, gobelets carton et plastique, verre… et pleins d’autres déchets quotidiens mais également des cartouches d’encres et des appareils électroniques.

Temps de lecture : 3 min

Parler de recyclage c’est bien, aller observer la réalité c’est encore mieux.

Pour en apprendre davantage sur le tri des déchets, on est allé visiter le centre de tri Élise de Lyon. On a découvert les valeurs et le fonctionnement de cette société, experte dans l’univers du déchet.

Mais c’est qui cette Élise ?

Fondée en 1997, la société Élise a pour vocation d’assurer la collecte et le recyclage des papiers de bureaux. En plus d’un engagement pour l’environnement, ils ont souhaité dès le début s’inscrire dans une logique sociale. Mettre l’humain au cœur de l’activité en proposant des emplois à des personnes en difficulté d’insertion notamment pour des personnes en situation de handicap.

Les centres de tri Élise sont spécialisés dans la collecte et le recyclage de déchets de bureau incluant papiers, canettes, gobelets carton et plastique, verre… et pleins d’autres déchets quotidiens mais également des cartouches d’encres et des appareils électroniques.

Des entreprises de toutes les tailles et tous les horizons peuvent faire appel aux services d’Élise : grands groupes, PME, TPE et associations.

Son fonctionnement ? Les professionnels choisissent la récurrence de collecte en fonction de leurs besoins. Cela peut être une fois par semaine, mensuellement, trimestriellement ou même lors d’un événement particulier comme le désarchivage par exemple. Des formateurs se déplacent pour former les employés de l’entreprise au recyclage et ses spécificités. Des collecteurs sont ensuite mis à disposition dans l’entreprise et la collecte peut être mise en œuvre.

centre de tri et recyclage élise à lyon

Chaque trimestre, des bilans environnementaux avec le poids des déchets collectés sont envoyés aux partenaires. Élise précise aussi le nombre d’heures de travail engendré par la production de déchets et l’argent économisé. Parfois les bacs sont mal triés. Dans ce cas-là, une pénalité de 20 euros est facturée à l’entreprise. Plus que l’aspect purement financier, cette pénalité a pour objectif d’encourager les employés à véritablement trier. Et si cela se reproduit, les formateurs reviennent dans l’entreprise pour réexpliquer les consignes.

Les déchets, ça créé des emplois ?

Eh oui l’amigo ! Car il en faut du monde pour gérer les quelques 350 kilos d’ordures ménagères produites par français et par an (source: Cniid, les déchets en quelques chiffres).

Pour Élise, le choix a été de mettre en avant des personnes en difficulté d’insertion notamment des personnes en situation de handicap. Le centre de tri de Lyon emploie 60 personnes : 20 dans les bureaux et 40 sur le terrain (environ 30 collecteurs et 10 dans l’atelier).

Dans la même dynamique, Élise s’associe avec des filières uniquement françaises ou européennes pour la revalorisation des déchets collectés afin d’éviter que ces mêmes déchets finissent à l’autre bout du monde sans être pris en compte.

Et vous avez appris quoi par exemple ?

Un tas de trucs !

Saviez-vous que le papier de couleur n’est pas recyclable ? Une fois la collecte effectuée, les ouvriers trient le papier en trois catégories :

  • le carton d’un côté,
  • le papier noir et blanc d’un autre,
  • et enfin le papier couleur

Le papier couleur part dans une filière différente de celle du papier noir et blanc. Il est souvent utilisé pour la fabrication de papier toilette.

Ensuite, les canettes ne sont pas toutes fabriquées de la même matière. Certaines sont en aluminium, tandis que les autres sont en métal. Elles sont triées à l’aide de séparateurs magnétiques. Les canettes en métal sont aimantées, alors que l’aluminium ne l’est pas.

Plusieurs déchets n’ont pas de filière de recyclage. C’est le cas des gobelets en carton comportant une fine pellicule de plastique à l’intérieur. On a l’impression que ces gobelets sont une alternative à ceux en plastique, mais ils ne peuvent pas être recyclés comme du carton classique à cause de cette couche de plastique. Il s’avère qu’ils sont incinérés.

Même constat du côté des couverts en bois. Présentés comme une option plus respectueuse de l’environnement, les couverts en bois font en réalité presque autant de ravage que ceux en plastique. Ils sont généralement importés de Chine, nécessitent de couper des arbres pour leur fabrication et finissent incinérés, car il n’existe pas de filière de revalorisation adaptée aux couverts en bois.

Pour le problème des masques jetables, Élise a trouvé une solution ! Une filière française les récupère pour les broyer, les transformer et les utiliser comme isolant dans le bâtiment.

Et puisque chez Élise, ils ne font pas les choses à moitié, ils recyclent même leurs sacs de collecte.

Ce que l’on retient :

  • Toute entreprise peut faire appel à la société Élise pour la collecte de ses déchets
  • La société Élise s’engage socialement en insérant des personnes en situation de handicap
  • Le papier couleur n’est pas recyclable, il faut donc privilégier l’impression en noir et blanc
  • Les gobelets en carton avec une pellicule plastique et les couverts en bois finissent incinérés

On est ravis de vous avoir présenté cet expert multi déchet que l’on a adoré découvrir.

Vous connaissiez la société Élise ?

On se dit à jeudi prochain,

Bonne semaine à tous, sauf au papier couleur qui nous ment depuis des années !

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